En allant à Pekin, je cherchais avant tout un dépaysement. Je traversais une période où mon travail artistique tournait un peu en rond. J’avais besoin de sortir de mes habitudes.
Les semaines passées en Chine ont été riches, mais c’est à Pékin que quelque chose a véritablement changé.
J’ai été profondément marqué par les rencontres avec les artistes locaux. Beaucoup d’entre eux travaillent dans un dialogue permanent entre héritage culturel et questionnements contemporains. Leur approche m’a poussé à réfléchir à ma propre pratique.

Pendant plusieurs jours, j’ai parcouru les quartiers artistiques sans objectif précis. Je photographiais, je dessinais, je prenais des notes. Petit à petit, un projet s’est construit autour de la notion de transformation : comment une ville conserve son histoire tout en se réinventant sans cesse.

La série que j’ai réalisée à l’issue de la résidence mêle dessin, photographie et collage. Elle est directement née de ces promenades et de ces conversations.
Si je devais partager quelques recommandations, je dirais d’abord de garder du temps libre dans votre emploi du temps. Les découvertes les plus importantes ne sont pas toujours celles qui sont prévues.
Ensuite, n’hésitez pas à engager la conversation avec les artistes que vous rencontrez. Même lorsque la langue constitue une barrière, les échanges sont souvent extrêmement riches.
Et enfin, goûtez aux jianbing vendus dans les rues de Pékin. Ils sont devenus mon rituel avant chaque journée de création.
Je suis rentré avec une exposition sous le bras. Mais surtout avec une conviction nouvelle : voyager peut parfois transformer notre regard autant que notre travail.










