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  • Ce que Pékin m’a appris sur la création

    Ce que Pékin m’a appris sur la création

    En allant à Pekin, je cherchais avant tout un dépaysement. Je traversais une période où mon travail artistique tournait un peu en rond. J’avais besoin de sortir de mes habitudes.

    Les semaines passées en Chine ont été riches, mais c’est à Pékin que quelque chose a véritablement changé.

    J’ai été profondément marqué par les rencontres avec les artistes locaux. Beaucoup d’entre eux travaillent dans un dialogue permanent entre héritage culturel et questionnements contemporains. Leur approche m’a poussé à réfléchir à ma propre pratique.

    Pendant plusieurs jours, j’ai parcouru les quartiers artistiques sans objectif précis. Je photographiais, je dessinais, je prenais des notes. Petit à petit, un projet s’est construit autour de la notion de transformation : comment une ville conserve son histoire tout en se réinventant sans cesse.

    La série que j’ai réalisée à l’issue de la résidence mêle dessin, photographie et collage. Elle est directement née de ces promenades et de ces conversations.

    Si je devais partager quelques recommandations, je dirais d’abord de garder du temps libre dans votre emploi du temps. Les découvertes les plus importantes ne sont pas toujours celles qui sont prévues.

    Ensuite, n’hésitez pas à engager la conversation avec les artistes que vous rencontrez. Même lorsque la langue constitue une barrière, les échanges sont souvent extrêmement riches.

    Et enfin, goûtez aux jianbing vendus dans les rues de Pékin. Ils sont devenus mon rituel avant chaque journée de création.

    Je suis rentré avec une exposition sous le bras. Mais surtout avec une conviction nouvelle : voyager peut parfois transformer notre regard autant que notre travail.

  • À Hangzhou, j’ai appris à dessiner autrement

    À Hangzhou, j’ai appris à dessiner autrement

    Je suis illustratrice et graphiste. Avant de participer à la résidence, je travaillais principalement sur écran. La semaine passée à Hangzhou m’a reconnectée au geste, au rythme et à la lenteur.

    La découverte de la calligraphie chinoise a été un véritable choc esthétique. Derrière chaque caractère se cache un équilibre subtil entre mouvement et intention. Même sans comprendre la langue, j’ai commencé à observer les caractères comme des formes graphiques vivantes.

    Dans mon carnet, j’ai alterné dessins urbains, études de signes, affiches photographiées dans les rues et expérimentations à l’encre. Petit à petit, mon travail s’est enrichi de nouvelles textures et d’une approche plus spontanée du trait.

    Trois choses que je recommande absolument :

    • Se promener tôt le matin autour du lac de l’Ouest. La lumière est magnifique et les habitants pratiquent souvent la calligraphie à l’eau sur les trottoirs.

    • Photographier les enseignes et les emballages du quotidien. Le design graphique chinois est une source d’inspiration infinie.

    • Tester le thé Longjing directement chez les producteurs. Comprendre sa fabrication permet aussi de mieux comprendre la culture locale.

    Aujourd’hui encore, plusieurs projets professionnels trouvent leur origine dans les carnets réalisés durant cette semaine à Hangzhou.